Archives mensuelles : avril 2015

Il est grand temps de sauver la pratique des réunions

Les cadres  font autre chose en réunion

Les cadres font autre chose en réunion

S’il est une pratique d’entreprise qui cumule autant de critiques que la messagerie électronique, c’est bien celle des réunions. La presse économique aborde régulièrement le sujet, affirmant que 32 % cadres auraient avoué s’être endormi au moins une fois pendant une réunion. Le magazine Challenges titrait récemment[1] sa rubrique ‘A la Une’ : « les cadres attentifs en réunion… pendant 52 minutes » ! Il s’agit bien sûr d’une moyenne tirée de l’enquête réalisée par l’Ifop pour le compte du site spécialisé en réunions d’entreprise Wisembly.  Elle montre que plus de 8 cadres sur 10 s’occupent en faisant autre chose en réunion : ils lisent et répondent à des emails ou à des SMS (51%), travaillent sur d’autres dossiers (49%), dessinent (37%), jouent sur leur smartphone (10%), consultent les réseaux sociaux (8%), organisent leur week end ou vacances (7%) ou accèdent à des sites de rencontre (2%).  Ils sont 23% à perdre le fil avant moins de 30 minutes. Seuls 37% disent tenir une heure ou plus alors que plus du quart avouent qu’il leur est arrivé de sortir de réunion sans savoir ce qu’ils devaient faire et autant sans connaître l’ordre du jour. Ils seraient aussi 15% à dire qu’il leur arrive de sortir de réunion en étant incapable de restituer ce qui venait d’être dit ou décidé.

Continuer la lecture

Protéger le cerveau du travail en mode ‘zapping’

Le smartphone est consulté 150 fois par jour!

Le smartphone est consulté 150 fois par jour!

Les chefs d’entreprises ont-ils quelque idée de l’urgence qu’il y a à protéger la matière grise de leur personnel du travail en mode ‘zapping’ ? Y a-t-il moyen de pallier au stress individuel et collectif engendré par ce mode de travail ? De quoi s’agit-il exactement ? Tout simplement de l’impact négatif des nouvelles technologies sur le fonctionnement du cerveau. Dans son enquête « Global Human Capital Trends 2014, Engaging the 21st century Workforce », le cabinet Deloitte a identifié la cause première de cet impact négatif, à savoir la sur-sollicitation, terme qui quantifie le nombre d’interruption subies par un individu soumis un flot ininterrompu d’informations qui aboutissent sur son smartphone. Tant que l’entreprise était à l’ère du PC, les emails arrivaient directement sur le poste de travail de l’employé. Lorsque ce dernier était en dehors de son bureau ou rentré chez lui après sa journée de travail, il ne subissait plus cette pression informationnelle. Avec l’avènement du smartphone en tant qu’outil de travail en situation de mobilité, le problème de la sur-sollicitation, qui touche déjà les cadres, risque de toucher de plus en plus d’employés. D’ici peu, il risque en outre de gagner en intensité.

Continuer la lecture