Accompagner la transformation numérique sur le chemin de la réussite

La transformation numérique de l'économie est en marche

La transformation numérique de l’économie est en marche

Ainsi que l’ont qualifié certains, le « tsunami numérique » est en passe d’envahir toutes les entreprises. En France, le second rapport du cabinet Altimeter[1] sur le sujet estime que 88% d’entre elles auraient engagé une transformation numérique débouchant sur de nouveaux modèles économiques et de nouvelles expériences clients. Un peu partout, de nouvelles approches client-centriques se multiplient. Des organismes professionnels tels le Syntec numérique[2] ou le Cigref[3] ont inscrit la transformation numérique à leur ordre du jour. Bien sûr, cette radiographie compte bien des disparités car, d’une entreprise à l’autre, la notion de transformation numérique n’a ni la même définition ni le même périmètre. De Sephora à Nestlé en passant par Ford, la démarche diffère car le chemin est loin d’être entièrement balisé. La transformation peut être engagée par une direction marketing, par une direction générale ou même par une direction informatique. Pourtant, investir dans les réseaux sociaux, les smartphones et les tablettes, le Big Data ou le Cloud Computing ne signifie pas nécessairement que la transformation numérique va aboutir affirme encore le rapport d’Altimeter. Une telle mutation nécessite d’intégrer les employés, les processus, les infrastructures et les technologies dans une vision globale de l’entreprise et de son marché.

Altimeter considère que la transformation numérique en cours actuellement touche en premier la relation de l’entreprise avec son client, démarche initiée dans 54 % des cas par une direction marketing soucieuse d’améliorer l’ensemble des processus en rapport avec les sites Internet, les applis sur les mobiles ou encore les plates-formes sociales. L’expérience client et le processus d’achat deviennent alors des priorités, confirmant que la transformation se résume pour l’heure à son volet technologique. Plus tard, il faudra ouvrir les chapitres clés de l’organisation, du leadership ou de la culture managériale. On le sait, la transformation prendra du temps. Fait majeur, le mouvement est amorcé dans tous les secteurs de l’économie. Exemple parmi d’autres, la Société Générale accélère sa transition numérique en équipant ses collaborateurs d’outils bureautiques et collaboratifs de dernière génération basés sur le Cloud[4]. Et afin de bénéficier aussi de solutions de mobilité professionnelle, elle prévoit une première vague de 90 000 tablettes tactiles  qui seront déployées à compter du premier trimestre 2015. La banque française entrevoit le digital comme « un véritable levier de transformation de la relation bancaire et du métier de banquier ». Elle entend s’appuyer sur l’ensemble de ses collaborateurs pour accélérer sa transition numérique. En mettant à la disposition de son personnel des outils de dernière génération dans le cadre du projet DigitForAll, la Société Générale cherche à favoriser les échanges, fluidifier les relations professionnelles, développer la créativité des équipes et améliorer la performance du Groupe.

De nouvelles technologies apparaissent

De nouvelles technologies apparaissent

Les entreprises candidates à de telles transformations accélèrent le déploiement de ces nouvelles technologies à tous leurs employés en oubliant un peu trop vite que la révolution numérique ne sera couronnée de succès qu’à la condition expresse qu’elle soit accompagnée de programmes destinés à gérer le stress que toutes ces mutations ajoutent à celui déjà généré par l’usage des ces nouveaux outils numériques (voir à ce sujet  http://management-vedique.com/eviter-les-pieges-des-nouvelles-technologies-de-linformation et http://management-vedique.com/retablir-notre-rapport-normal-au-temps-grace-a-la-meditation). Ne pas adresser en priorité le problème du stress et son impact sur la santé des salariés, c’est mettre en péril les bénéfices potentiels de tous les investissements consentis (voir à ce sujet http://management-vedique.com/stress-il-est-grand-temps-de-tirer-la-sonnette-dalarme).  Aujourd’hui, on estime que trois salariés sur quatre sont connectés et passent plus de 4H30 par jour devant leur terminal, ce qui perturbe profondément le bon fonctionnement de l’activité mentale. L’École de Management Léonard de Vinci, qui intègre fortement les dimensions managériales et digitales, a décidé d’y regarder de plus près en organisant le mois prochain un débat autour de ce thème. Intitulé « Pouce ! Mieux vivre avec le Numérique ». Le débat sera animé par Thierry Le Fur, spécialiste reconnu des comportements numériques.

La gestion du stress conditionne le succès de la transformation

La gestion du stress conditionne le succès de la transformation

Reste que pour combattre le stress, la médecine moderne n’a aucune réponse vraiment satisfaisante. Les entreprises ne peuvent donc se tourner vers le corps médical pour adresser ce problème dans toutes ses facettes. En revanche, elles peuvent recourir dès à présent aux techniques de méditation et à l’Ayurvéda pour disposer d’outils réellement efficaces car, les techniques de relaxation, le sport ou  le « Yoga du rire » ne suffisent pas compte tenu de l’ampleur du problème. En outre, leur intégration dans un agenda du personnel n’est pas simple. Le stress prend de nouvelles dimensions. Les entreprises évoluant dans un contexte de mondialisation ne sont seules à lui être confrontées. Même les artisans ne sont pas épargnés si l’on en croit l’enquête réalisé cet été par la CAPEB (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment). « Les artisans à deux doigts du burn out » titrait l’Express dans son édition en ligne du 23 septembre dernier. Ces nombreux effets du stress ont un coût financier pour les entreprises. L’institut Alma Consulting Group évalue la facture de l’absentéisme dans le secteur privé en France à 8,8 Md € en 2013 (+26%). Pour sa part, l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail estime que la dépression professionnelle coûte 617 Md € par an aux entreprises de l’Union européenne.

Méditation de la pleine conscience

Méditation de la pleine conscience

L’entreprise qui veut accompagner sa transformation numérique sur la voie du succès doit donc opter pour un programme de gestion du stress compatible avec son mode de fonctionnement, adapté à toutes les générations de personnel et à toutes les croyances philosophiques ou religieuses. L’Ayurvéda, médecine préventive reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé, est le volet du programme le plus facile à intégrer. Nous avons évoqué en maintes occasions dans ces colonnes les bienfaits que l’Ayurvéda peut apporter à toutes les catégories de personnel. Reste à choisir une technique de méditation parmi trois familles possibles (voir à ce sujet http://management-vedique.com/ou-en-sont-les-recherches-scientifiques-sur-la-meditation). Les techniques faisant appel à la concentration ne sont pas du tout adaptées au contexte de l’entreprise. Restent en lice, en revanche, les techniques issues de la tradition du bouddhisme et celles issues de la tradition védique.

La méditation transcendantale

La méditation transcendantale est facile à apprendre

La méditation de la pleine conscience, dérivée du bouddhisme, et la méditation transcendantale sont en effet des techniques vraiment adaptées au monde de l’entreprise. Toutes deux conviennent à toutes les générations de personnel et à toutes les croyances religieuses. La méditation de la pleine conscience ne coûte rien à apprendre mais nécessite l’accompagnement[5] d’un professionnel pour valider les expériences au fur et à mesure car la pratique exige certains efforts et les résultats ne sont pas immédiats. L’autre hic, ainsi que l’a reconnu Christophe André[6] dans une interview parue dans le magazine Psychologies, est que de nombreuses personnes se prétendent expertes de la pleine conscience sans en avoir vraiment les compétences. Des charlatans traversent d’autant plus facilement les mailles du filet qu’il n’y a pas de véritable formation à la pleine conscience validée par ses promoteurs. Le problème ne se pose pas avec la méditation transcendantale qui n’est enseignée que par des professeurs agrées ayant suivi un cursus de formation approfondi. Sa pratique, qui a un coût initial au moment de l’apprentissage, ne nécessite pas d’accompagnement aussi lourd que la pleine conscience. En outre, sa pratique ne nécessite aucun effort et donne des résultats immédiats. Face au stress et à ses effets négatifs sur la santé, la méditation transcendantale bénéficie de 50 années de recherches qui valident ses résultats. Elle est la seule technique recommandée par l’American Heart Association contre l’hypertension. Elle combat le stress post traumatique, le stress le plus dévastateur, ainsi que la dépression ou le burn out. Une donnée à méditer : une bonne nuit de sommeil réduit le taux de cortisol, l’hormone du stress, de 10 à 15% quant une séance de méditation transcendantale le réduit de 35 à 40 % ! Toute réflexion sur le stress dans l’entreprise doit donc intégrer des données issues de la recherche scientifique.

 

Jo Cohen

 

 

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[1]                                              The state of the Digital Transformation 2014.

[2]                                             Syntec Numérique est le 1er syndicat professionnel de l’écosystème numérique français. Il représente 80% du chiffre d’affaires du numérique en France,  365.000 emplois et 1.500 entreprises membres (dont 600 éditeurs de logiciels),

[3]                                             Réseau de Grandes Entreprises, le Cigref est une association qui regroupe plus de 130 grandes entreprises et organismes français dans tous les secteurs d’activité (banque, assurance, énergie, distribution, industrie, services…). Il a pour mission de « promouvoir la culture numérique comme source d’innovation et de performance ».

[4]                                              Il s’agit précisément d’Office 365 et d’outils collaboratifs pour le chat, la visioconférence ou la gestion documentaire.

[5]                                              L’accompagnement comporte un certain nombre de week ends ou de sessions dans l’entreprise.

[6]                                               Le psychiatre Christophe André fait la promotion en France de la méditation de la pleine conscience que l’américain Jon Kabat-Zinn a tiré de l’enseignement bouddhiste.

2 réflexions au sujet de « Accompagner la transformation numérique sur le chemin de la réussite »

  1. ludovic

    Très intéressant la description des deux méditations. Cependant, il faut également aussi s’intéresser aux fruits spirituels qu’apporte ces deux méditations. La méditation de la pleine conscience à pour objectif de développer la clarté d’esprit afin que le pratiquant puisse pratiqué la vypasana afin de réaliser l’etat de Bouddha ( l’état d’éveillé).
    Pour la méditation transcendante je ne connais pas les fruits spirituels qu’elle peut apporter.
    au niveau de la méditation de la pleine conscience pour éviter de se faire avoir par les « gourou » new age, il suffit d’aller dans des centres bouddhiste d’une lignée authentique. Elle porte généralement le nom de: kagyu, gelugpa…
    Sinon l’ouvrage de mathieu ricard, « l’art de la méditation » donne de précieux conseil pour pratiqué.

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    1. Jo Cohen Auteur de l’article

      Bonjour Ludovic

      D’abord un grand merci pour votre commentaire. Je partage à 100 % votre intérêt pour les fruits spirituels que toutes les méditations ont comme objectif à terme. Encore faut-il s’entendre sur ce que spiritualité veut dire.

      Dans mes articles, je me limite volontairement aux aspects de la méditation qui peuvent intéresser le monde de l’entreprise, aussi bien en tant que techniques antistress qu’en tant que – et c’est la 1ère cerise sur le gâteau – techniques censées développer des qualités essentielles pour des managers, telles que la créativité, la productivité, le leadership, la clarté d’esprit, etc. Je prends aussi en compte le volet pratique en me posant toujours la question « cette forme de méditation peut-elle être introduite dans le cadre d’une entreprise ? ». Dans cet article sur la transformation numérique, j’évoque les techniques issues de la tradition bouddhiste et de la tradition védique parce que, justement, elles sont faciles à intégrer dans un cadre professionnel. Reste la question de l’accompagnement de la pratique dans ces entreprises. La méditation transcendantale a formé des consultants à cet effet dans le cadre d’un programme intitulé Corporate Development Programme. Pour la méditation de la pleine conscience, il faut faire confiance aux coaches disponibles et en changer en cas de problème. On peut en effet, comme vous le suggérez, proposer à une personne d’aller dans un temple bouddhiste pour valider ses expériences. Mais on ne peut pas le demander au personnel d’une entreprise, encore moins aux employés qui pratiquent leur religion et pourraient voir cette invitation d’un mauvais œil.

      A un certain niveau, cette incursion du spirituel dans le monde de l’entreprise n’a rien de surprenant. Nos sociétés matérialistes ont réduit l’homme à une machine dont la médecine peine à trouver les remèdes à tous ses maux. Heureusement, le développement spectaculaire des neurosciences nous éclaire sur les effets profonds de ces techniques de méditation et les raisons de leur popularité croissante, y compris au pays de Descartes.

      Quant aux « effets spirituels » que vous évoquez, notamment – pour simplifier le propos– la clarté d’esprit permettant d’accéder – à terme – à l’état d’éveillé, connu sous divers noms dans diverses traditions, c’est la 2ème cerise sur le gâteau dont l’intérêt n’échappera à personne. Vous seriez surpris de la convergence des propos de Nagarjuna, premier disciple du Buddha et du Yoga Sutra de Patanjali qui explique la méditation de la tradition védique.

      Cordialement

      Jo

      Répondre

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