Archives de catégorie : L’entreprise

La pleine conscience fait son entrée dans des entreprises françaises

Bénédicte Lepère, DRH Sodexo

Bénédicte Lepère, DRH Sodexo

Dans le sillage de Google et bien d’autres entreprises américaines, le groupe français Sodexo, spécialisé dans la restauration d’entreprise, propose l’apprentissage de la méditation de la pleine conscience à son personnel. Sur la base du volontariat et suite à une conférence d’information démystifiant la technique et ses effets potentiels, plusieurs personnes de cette entreprise, y compris au sein du comité de direction, ont appris cette « pratique laïque » explique en substance Bénédicte Lepère, ancienne pharmacienne et DRH de l’activité « Benefits & Rewards Worldwide » chez Sodexo. Elle s’exprimait dans le cadre d’une matinée consacrée au thème « La méditation en entreprise ». Organisée fin 2015 par la société Akayogi et en présence du moine tibétain Mathieu Ricard, représentant personnel en France de Sa Sainteté le Dalaï Lama, cette matinée fut l’occasion pour plusieurs entreprises françaises  – dont l’assureur MAIF et la chaîne Arte – d’apporter leur témoignage face à un public de près de deux cent personnes réunies dans un grand cinéma parisien. Ponctuant le cours de cette matinée, les mots clés de « présence » et de « bienveillance » ont été mis à toutes les sauces pour un public acquis d’avance, formé en majorité de DRH, de coaches et de consultants en entreprises.

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Amazon préfigure les pièges de l’ère du digital 

Une logistique plébiscitée par les clients

Une logistique plébiscitée par les clients

L’entreprise digitale est-elle en train de devenir une véritable jungle ? C’est la question qui vient immédiatement à l’esprit suite à la retentissante enquête publiée le 15 août dernier par le New York Times[1] au sujet d’Amazon, fleuron mondial du commerce électronique. Au cœur du débat : la dérive du temps de travail et la perte de contrôle de la gestion du temps. Résultat ? La productivité chute en raison d’un usage des nouvelles technologies ignorant du fonctionnement de la physiologie et du cerveau humain. Pourtant, Amazon est classée pour la seconde fois à la première place du classement du Reputation Institute. Elle est souvent citée en exemple pour ses innovations dans le commerce en ligne. On lui doit entre-autre le concept de l’achat en seul click ou celui de ‘marketplace’ qui a permis à des milliers de petits libraires spécialisés de survivre en bénéficiant de l’énorme trafic drainé par son site Internet. Si le public a une excellente image d’Amazon, il en va autrement de son personnel ainsi qu’il ressort de l’enquête du News York Times. Intitulée “Inside Amazon: Wrestling Big Ideas in a Bruising Workplace”, elle s’appuie sur une centaine d’interviews d’employés et d’ex-employés du géant mondial. Elle met en exergue l’envers de la médaille des pratiques du leader mondial, très répandues dans la Silicon Valley. Sont particulièrement dénoncées des méthodes de management agressives qui feraient vivre un véritable enfer aux employés. Ce constat ne se limite pas aux conditions de travail des employés des entrepôts, déjà dénoncées en maintes occasions, tant en France qu’aux Etats-Unis. C’est le management de l’entreprise et son impact sur les cols blancs qui est à présent sur la sellette.

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Protéger le cerveau du travail en mode ‘zapping’

Le smartphone est consulté 150 fois par jour!

Le smartphone est consulté 150 fois par jour!

Les chefs d’entreprises ont-ils quelque idée de l’urgence qu’il y a à protéger la matière grise de leur personnel du travail en mode ‘zapping’ ? Y a-t-il moyen de pallier au stress individuel et collectif engendré par ce mode de travail ? De quoi s’agit-il exactement ? Tout simplement de l’impact négatif des nouvelles technologies sur le fonctionnement du cerveau. Dans son enquête « Global Human Capital Trends 2014, Engaging the 21st century Workforce », le cabinet Deloitte a identifié la cause première de cet impact négatif, à savoir la sur-sollicitation, terme qui quantifie le nombre d’interruption subies par un individu soumis un flot ininterrompu d’informations qui aboutissent sur son smartphone. Tant que l’entreprise était à l’ère du PC, les emails arrivaient directement sur le poste de travail de l’employé. Lorsque ce dernier était en dehors de son bureau ou rentré chez lui après sa journée de travail, il ne subissait plus cette pression informationnelle. Avec l’avènement du smartphone en tant qu’outil de travail en situation de mobilité, le problème de la sur-sollicitation, qui touche déjà les cadres, risque de toucher de plus en plus d’employés. D’ici peu, il risque en outre de gagner en intensité.

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SAP aide à former la jeunesse défavorisée d’Afrique du Sud

Pfungwa Serima, CEO de SAP Afrique du Sud

Pfungwa Serima, CEO de SAP Afrique du Sud

Quand une société de la taille du géant allemand SAP s’engage, elle ne le fait pas à moitié. La filiale sud-africaine de SAP vient de signer un partenariat avec l’Institut Maharishi de Johannesbourg, un établissement d’enseignement supérieur qui obtient des résultats exceptionnels en associant la formation post-secondaire à la pratique de la méditation transcendantale. Cet institut accueille des jeunes des townships de la capitale pour les former notamment aux métiers de l’informatique et de la banque. Un exemple à méditer… et à suivre.

En quoi cette initiative de partenariat école-entreprise – relativement courante dans le cercle des grandes entreprises – se démarque-t-elle ? Figurant parmi les leaders mondiaux du logiciel d’entreprise, SAP donne tous les signes de bonne santé financière et économique. Le groupe a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 17,56 milliards d’euros, en hausse de 4% par rapport à l’exercice 2013. Son bénéfice net, en légère baisse, s’est hissé tout de même à hauteur de 3,26 milliards d’euros. Basée à Walldorf, dans le Bade-Wurtemberg (Allemagne), la société emploie près de 75.000 personnes dans le monde. Comme tous les acteurs de l’arène informatique, SAP est en pleine transformation de son modèle économique. Principale raison : la vente traditionnelle de licences à usage illimité des logiciels fait progressivement place à la vente en mode locatif sur le Cloud, connu également sous l’appellation de Software as a Service (SaaS). SAP connaît ainsi une forte croissance de ses ventes en mode SaaS : son chiffre d’affaires est passé de 696 millions d’euros en 2013 à 1,087 milliard d’euros en 2014, soit une croissance de 56%. L’éditeur prévoit une croissance de ses activités SaaS de 86% cette année. Ce modèle est non seulement moins favorable en termes de revenus à court terme. Mais il va aussi de pair avec une profonde mutation de l’organisation de l’entreprise et de ses métiers.

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