Le succès revisité par la tradition védique

Le succès cache bien des mystères

Le succès cache bien des mystères

Lancer son entreprise. Devenir champion olympique. Remporter une distinction honorifique. Devenir célèbre. Réussir un concours. Qui n’a pas rêvé de réussir dans tel ou tel domaine de sa vie ? Même si nombre d’auteurs – anglo-saxons pour une majorité – ont consacré des centaines d’ouvrages à ce sujet, révélant des méthodes réputées infaillibles pour réussir, le succès garde une grande part de mystère. On peut réussir à un moment de sa vie et connaître l’échec à un autre. La carrière de Steve Jobs, souvent citée en exemple, n’a pas été un long fleuve tranquille. Il a crée Apple avec Steve Wozniak le 1er avril 1976 à Cupertino, mais fut écarté de l’entreprise en septembre 1985. Il crée alors la société Next, mais sans connaître le succès attendu. C’est lors de son retour à la tête d’Apple début 1997 que sa carrière prend un tournant plus marqué vers le succès. La vie est ainsi faite. Les français veulent aussi lancer leur entreprise. Souvent ils échouent à la première tentative. Et se posent la question : dois-jel recommencer ? Pourquoi pas? La « Fuck Up Night » des entrepreneurs, qui s’est déroulée le 13 mars dernier à Paris, a réuni de jeunes entrepreneurs venus parler de leur premier échec. Voulant rompre avec l’image édulcorée de la success-story, ces jeunes entrepreneurs ont parlé d’échec sans tabou dans une ambiance festive[1].

Sans faux-semblants, rapporte le site de l’Entreprise, les trois intervenants conviés à la soirée se sont livrés au jeu des conseils, mais aussi des confidences, de l’expérience personnelle. Que retenir in fine de cette soirée ? Accepter l’échec fait partie du jeu pour progresser. Entre dédramatiser l’échec et le banaliser, il faut trouver le juste milieu, surtout que l’échec n’est pas un point de passage obligé. Certaines bonnes pratiques peuvent en diminuer la probabilité. A commencer par valider au maximum son projet. Pour cela, il ne faut pas hésiter à se faire par moments l’avocat du diable en prenant le contrepied des ses croyances afin d’explorer différentes facettes du problème à traiter. Une telle démarche exige beaucoup de flexibilité et surtout de ne pas être attaché de manière rigide à son point de vue. Il ne faut pas hésiter à écouter les avis des autres de manière silencieuse, à favoriser la confrontation d’idées en ne s’entourant pas de « béni oui oui » ou encore à faire le naïf. Si les ouvrages ne manquent pas de bons conseils, le succès n’en garde pas moins une grande part de son mystère.

Bill Clinton au saxophone

Bill Clinton au saxophone

Dans cette quête aux bons conseils, la musique semble tenir une place à part. Nombre de personnes ayant réussi dans leur domaine ont pratiqué la musique dans leur existence. Exemples parmi d’autres : tout le monde a en tête le président Bill Clinton et son saxophone ou Valérie Giscard d’Estaing et son accordéon. Condoleezza Rice, secrétaire d’état de George W. Bush, a suivi un cursus pour être pianiste de concert. Alan Greenspan, ancien président de la FED, la réserve fédérale américaine, jouait de la clarinette et du saxophone en tant que professionnel. Le milliardaire Bruce Kovner, président du fond de couverture Caxton Associates, a été pianiste après avoir suivi les cours de la Juilliard School. Dans le secteur des nouvelles technologies, Paul Allen, cofondateur de Microsoft joue de la guitare. Larry Page, co-fondateur de Google, jouait du saxophone à l’école secondaire. Dans le domaine du cinéma, Steven Spielberg et Woody Allen jouent tous deux de la clarinette. Hasard ? Pas vraiment. Plusieurs études ont noté une relation entre la musique et la réussite scolaire. Une solide formation en musique semble être la clé du succès dans d’autres domaines. Beaucoup de bons élèves expliquent que la musique ouvre les voies de la pensée créatrice et favorise l’esprit de collaboration, la concentration et la capacité d’écoute. La musique développe le cerveau droit. Cette relation entre succès et musique montre que le succès vient de l’intérieur.

Dans cette perspective, la prise de recul apparaît aussi comme un facteur favorable au succès. Exemple : l’entrepreneur dans la restauration « slow food » Erik Oberholtzer, basé à Los Angeles, décide de  faire un break en 2012 afin de passer 3 semaines dans les Himalayas. L’objectif de ce quadra est de laisser téléphone et e-mail derrière lui pour se consacrer entièrement à ce trek. « Dans un monde où nous sommes tellement hypnotisés par le tout numérique, il est bon de mettre simplement un pied devant l’autre » explique-t-il dans une interview au Wall Street Journal. La dernière fois qu’il s’était senti stressé à ce point, c’est lors de sa deuxième année d’études à la DrexelUniversity à Philadelphie. C’est alors qu’un ami lui conseille d’apprendre la méditation transcendantale. Depuis, il médite chaque jour. C’est même la première chose qu’il fait après s’être brossé les dents. Il attribue son succès à cette capacité de recul que lui apporte la méditation. Il a crée une chaîne de treize restaurants en Californie.

Erik Oberholtzer, fondateur de Tender Green

Erik Oberholtzer, fondateur de Tender Green

« Réinventer la réussite : le secret qui a changé sa vie » ! C’est sous ce titre que le Huffington Post présentait le 1er juillet 2013 un article consacré à l’acteur australien Hugh Jackman, interprète du personnage du monde des X-Men. Il joue ce personnage depuis maintenant treize ans. Son travail d’acteur nécessite des entrainements intenses et éprouvants qu’imaginent sans mal ceux qui ont vu cette série. Son secret : la méditation transcendantale. Elle a « changé sa vie » et lui a appris à mieux connaitre son corps. Il fait face aux contraintes de son métier depuis plus de dix ans grâce à cette pratique. Pendant qu’il médite, il lâche prise. Dans une interview sur la chaîne d’Oprah Winfrey, Hugh Jackman précise que rien ne lui a jamais autant ouvert les yeux que la méditation transcendantale : « Cela me rend calme et heureux et cela apporte un peu de paix et de silence à ma vie plutôt chaotique! » Ces cas deviennent monnaie courante. Nous avons déjà évoqué la réussite de Ray Dalio, fondateur du plus important Hedge Fund au monde, réussite qu’il attribue également a la pratique de la méditation (voir a ce sujet http://management-vedique.com/soyez-pret-a-passer-a-lere-des-talents-grace-a-la-meditation/).

L’acteur australien Hugh Jackman

L’acteur australien Hugh Jackman

Ces exemples nous conduisent tout naturellement aux fameuses lois du succès issues de la tradition védique. L’Atharva Véda[2] considère qu’un homme faible ne peut atteindre le succès dans sa vie. Le Yajur Véda[3] précise pour sa part qu’un corps sain et qu’un esprit sain sont nécessaires pour atteindre le succès. Que faut-il en conclure ? Pour l’essentiel, que le chemin qui mène au succès consiste simplement à méditer matin et soir car, grâce à cette pratique, des qualités essentielles à la réussite se développent sans effort : le sentiment de gratitude envers la nature, le respect d’autrui, la positivité, la prise de bonnes décisions et l’acceptation de ce qui est. La méditation développe en outre le sens de notre responsabilité dans chaque situation que nous vivons. Elle conduit à ne blâmer personne de nos échecs et développe la prise de conscience que derrière chaque problème se cache une opportunité pour avancer sur la voie du succès. La méditation apporte enfin le détachement nécessaire pour ne plus ressentir le besoin de défendre son point de vue et ainsi rester ouvert à tous les points de vue. Elle conduit à réaliser tous les désirs de réussite sans effort, car c’est ainsi que la nature fonctionne, sans effort et en toute simplicité.

L'enseignement du Véda

L’enseignement du Véda

Conclusion : Méditer augmente à coup sûr les chances de succès…sans constituer toutefois une garantie. D’autres facteurs entrent-ils en ligne de compte ? Certainement. La chance bien sûr. Le bon moment, le moment favorable, le fameux Kairos dont parlaient tant les philosophes grecs.

Jo Cohen

 

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[1]                               Lire a ce sujet l’article sur le site de l’Entreprise du 14 mars 2014.

[2]                               L’Atharva Véda est l’un des quatre grands textes du Véda avec le Rig Véda, le Sama Véda et le Yajur Véda.

[3]                               Le Yajur Véda est l’un des quatre grands textes du Véda avec le Rig Véda, le Sama Véda et l’Atharva Véda.

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