Manager la génération Y de manière simple et durable

 

La génération Y a sa place dans l'entreprise

La génération Y a sa place dans l’entreprise

Alors que dans la plupart des entreprises cohabitent plusieurs générations[1] d’employés, la génération Y représente un vrai casse-tête pour les managers. Le magazine du Monde les qualifiait dans un récent article « les empêcheurs de travailler en rond »[2] ! Comprendre les motivations et les comportements de cette génération est devenu une priorité. De leur côté, les départements marketing des grandes marques comme des grandes banques tentent aussi d’en déchiffrer les mobiles afin de mieux les fidéliser. Le dernier World Retail Banking Report[3] prédit que plus de 40% des clients envisagent de changer de banque, une volatilité qui tranche avec la fidélité sur laquelle les établissements financiers ont bâti jusque là leur stratégie. Habituée à zapper, la génération Y n’est pas étrangère à cette volte face. La mobilité, la digitalisation croissante des produits et des services, et tous les nouveaux comportements de consommation qui en découlent, avec lesquels la génération Y est en phase, n’épargnent pas le secteur bancaire, tiraillé entre l’explosion de la banque en ligne et l’attachement aux agences physiques.

A quoi les responsables de ressources humaines attribuent-ils les difficultés à manager cette génération Y ? La question est parfaitement légitime car toutes les générations au travail à ce jour sont nées à l’ère de l’analogique, y compris cette génération Y, souvent présentée comme une « génération perdue » car elle a connu le chômage de masse et le SIDA. Faut-il prendre en compte le fait que leurs parents ont connu les soubresauts de « mai 68 » et que cela se ressent dans leur éducation ? Difficile à dire. La seule différence significative est que la génération Y est plus à l’aise avec le numérique que les générations précédentes. « Leur rapport à la technologie n’est plus le même. Leur rapport au monde n’est plus le même non plus » conclut le coach Marc Low, fondateur de Connect RH.

Ils maîtrisent mieux les nouvelles technologies

Ils maîtrisent mieux les nouvelles technologies

A cette différence près, la génération Y pense fondamentalement comme la génération X et celle des baby boomers. En clair, sa pensée est de type analytique. Elle aborde les problèmes pas à pas avec logique. En revanche, la génération des ‘Digital Natives’ fonctionne par hyperlien, elle n’apprend pas l’alphabet en allant de A à Z, mais elle finit par le connaître. Elle fonctionne avec une dominante du cerveau droit alors que la génération Y et les précédentes fonctionnent avec une dominante du cerveau gauche. Les reproches qui reviennent le plus souvent au sujet du comportement de la génération Y ont fait l’objet d’une étude par l’APEC[4]. Il en ressort qu’ils sont impatients, arrogants, revendicatifs et critiques. Ils n’acceptent pas les règles et sont les premiers à argumenter, avançant par exemple des phrases comme « mon contrat de travail dit que ceci ou cela ». Ils ressentent rapidement de l’ennui et fonctionnent comme des mercenaires prêts à se sacrifier. Leur comportement au quotidien a de quoi surprendre. Ils arrivent au bureau à 11 heures prétextant que c’est leur biorythme ! Certains demandent même qu’on arrête de prélever la retraite sur leur salaire, celle-ci ne les intéresse pas. Au bout de deux ans dans l’entreprise, ils viennent vous dire qu’ils en ont fait le tour.

La génération Y est impatiente

La génération Y est impatiente

Si le fossé entre générations ne fait pas de doute, cette situation est-elle si nouvelle que cela ? « Les jeunes d’aujourd’hui aiment le luxe, ils sont mal élevés, ils méprisent l’autorité et n’ont aucun respect pour les anciens » affirmait déjà Platon dans la République, un ouvrage qui remonte à 372 avant Jésus Christ ! Depuis, seul l’environnement a changé. La génération Y est arrivée sur le marché du travail au moment de la mise en place des 35 heures et au moment où la guerre des talents commence à balbutier. On a promis de lui laisser la place des baby boomers, mais on ne lui a proposé que des stages mal rémunérés encadrés par des CDD sans fin. « Pas étonnant dans ces conditions que leur rapport au travail ait changé » rétorque Marc Low. Même si certains de ses comportements peuvent choquer, la génération Y n’a pas que des défauts. Le professeur Luc Quoniam, chercheur à l’Université de Paris VIII estime qu’ils sont observateurs, curieux, intuitifs, imaginatifs et flexibles. Ils s’adaptent plus facilement au bouleversement de l’espace-temps par les nouvelles technologies. Ils trouvent normal d’avoir des réponses à leurs questions en temps réel ou d’être ami avec n’importe qui aux quatre coins de la planète. Ils sont dans une recherche permanente afin de donner un sens à leur vie. Cette génération moins docile a-telle sa place dans l’entreprise ? La culture de l’entreprise saura-t-elle évoluer pour les intégrer ? Les managers actuels sont-ils prêts à accompagner cette mutation ?

Un génération connectée!

Une génération très connectée!

Les questions ne manquent pas à l’heure où la légitimité des managers peut être remise en cause et où la notion de leadership évolue. Pour résoudre les problèmes posés par le management de cette génération de nombreux experts affirment que la clé est dans la capacité des managers à s’adapter en étant plus à l’écoute et plus flexible. En refusant de s’adapter, ils prennent le risque d’augmenter un turn over déjà substantiel et surtout de voir partir les meilleurs talents qui sont souvent des personnes dont le cerveau droit est prédominant. Les connaissances issues du Véda apportent une solution durable à ces difficultés, à commencer par la méditation transcendantale qui développe le leadership des managers en leur permettant d’être plus à l’écoute, plus flexible et plus prompt à s’adapter aux situations nouvelles. En quête de sens dans leur vie, les personnes de la génération Y auraient tout à gagner en pratiquant eux-mêmes la méditation transcendantale. Elle leur permettra aussi de ne plus ressentir d’ennui. La génération Y gagnerait aussi à mettre à profit les conseils de l’Ayurvéda car, une grande partie de leur impatience et de leur arrogance vient d’un déséquilibre de Pitta et leurs habitudes de vie (arrivée tardive au bureau) d’un déséquilibre de Vata. En favorisant un nouvel équilibre par le biais des technologies issues du Véda, le fossé entre les générations risque de disparaître rapidement.

 

Jo Cohen

 

 

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[1]                               La typologie de génération est la suivante : la génération des baby boomers, âgés de plus de 50 ans, la génération X des personnes qui ont entre 36 et 50 ans et la génération Y des moins de 36 ans. Précisons que la génération des ‘Digital Natives’, ceux qui sont nés avec le smartphone en main, ne sont pas encore entrés dans le monde du travail.

[2]                               « Génération Y… Les empêcheurs de travailler en rond », paru dans M le magazine du Monde du 14.04.2013.

[3]                      World Retail Banking Report – Capgemini / Efma (European Financial Marketing Association) – avril 2013

[4]                               Etude sur l’emploi des cadres, APEC 2009.

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