Une issue à la « guerre des talents » grâce à la méditation transcendantale

La guerre des talents n'est pas une fatalité

La guerre des talents n’est pas une fatalité

L’expression a fait l’effet d’une bombe lorsque le cabinet McKinsey a publié en 1998 son fameux rapport « The War of talents ». L’idée centrale de ce document, qui reste d’actualité, est simple: les entreprises auront de plus en plus de mal à recruter et à conserver leurs meilleurs employés, ce qui aura des conséquences néfastes sur leur compétitivité. L’European Business Forum (EBF), qui s’est également intéressé à ce sujet, explique dans un autre rapport que « le recrutement est devenu un enjeu crucial ». Le cabinet PricewaterhouseCoopers préconise d’abandonner les recherches d’emploi au coup par coup au profit d’une politique de ressources humaines fondée sur le long terme. Comment? En traitant les salariés comme des clients. En France, la Direction de l’animation de la recherche, des études et de la statistique[1] confirme cette difficulté, particulièrement à l’ère du digital. Tous s’accordent à penser que la guerre des talents ne fait que commencer.

Cette guerre n’est pas sans effets sur la marche des entreprises. Le cas de Google, dont le leadership dépend dans une large mesure de compétences pointues en matière d’algorithmes, est révélateur. De nombreux ingénieurs qui ont travaillé aux algorithmes secrets du leader mondial des moteurs de recherche sur Internet ont quitté l’entreprise. Se sentant en danger, Eric Schmidt, CEO de Google, décide fin 2010 de fidéliser ses meilleurs talents en accordant une augmentation de salaire de 10 % aux 23000 employés qui composent son personnel. On n’avait jamais vu cela de mémoire de vétéran de la Silicon Valley. Par son caractère extrême, cet exemple montre la partie émergée de l’iceberg. Que se passe-t-il pour les entreprises lambda ? Elles recherchent les mêmes talents que les plus connues. Mais force est de constater que même ces plus connues pratiquent un management inadapté aux évolutions en cours. Le constat est clair : « Il ne suffit pas de recruter » affirment plusieurs experts de la gestion des ressources humaines. Attirer et garder les meilleurs talents exige plus pour freiner le turn over qui handicape bien des entreprises.

Eric Schmidt, CEO de Google

Eric Schmidt, CEO de Google

L’ampleur du turn over et ses effets néfastes se mesurent parfaitement dans l’industrie du service informatique. L’Agence pour l’emploi des cadres l’estime en moyenne à 15%, un record parmi tous les secteurs d’activité qu’elle étudie. Ce taux moyen est corrélé à la capacité des sociétés à fidéliser leurs salariés. Il varie entre 5 et 10% pour les sociétés les mieux cotées, respectueuses de leurs clients, et jusqu’à 30 %, voire 40%, pour celles qui  fonctionnent comme des « usines à régie » sans respect des besoins du client. Ces turnovers records sont révélateurs d’une inadaptation du mode de management qui se traduit par la stagnation des salaires, le blocage de l’évolution des carrières, des conditions de travail stressante, de la pression  morale et sans oublier l’absence de formations et de gestion des compétences.

Pour faire face à ce climat de « chasse aux talents », les entreprises concernées se tournent vers des éditeurs de logiciels spécialisés dans la gestion de talents comme Cornerstone OnDemand, Lumesse ou Technomédia pour n’en citer que quelques uns. Ces éditeurs ont su surfer habilement sur cette tendance majeure du marché de l’emploi et diffuser des études confortant leur vision de la guerre des talents. L’étude réalisée en 2013 par la Society for Human Resource Management Workplace, mise en avant par Lumesse, a permis d’identifier trois défis majeurs en matière de gestion des ressources humaines dans une zone de turbulences marquée par la crise économique et l’arrivée de la génération Y dans une entreprise en pleine mutation numérique : fidéliser et récompenser les meilleurs collaborateurs, développer la prochaine génération de leaders et créer des cultures organisationnelles qui attirent les meilleurs talents. Le rôle de ces logiciels de gestion de talents se cantonne à l’automatisation des tâches administratives en rapport avec la gestion des talents. Ils ne dispensent pas l’entreprise d’avoir une politique de gestion des talents avec tout ce que cela implique. Les éditeurs sont conscients que le management des entreprises est largement  inadapté aux enjeux et qu’il faut faire bouger les lignes.

Le marché propose des logiciels de gestion de talents

Le marché propose des logiciels de gestion de talents

En marge de son offre « technique », Cornerstone OnDemand préconise le management par le jeu afin de motiver le personnel et augmenter sa productivité comme dans le cas d’un Serious Game ou encore d’un jeu à la Candy Crush si populaire sur Facebook. Cette ludification consiste à transformer des tâches répétitives ou fastidieuses en jeu. A-t-elle fait ses preuves ? Aucune étude scientifique ne l’a confirmé jusque là. Les cabinets d’études qui en parlent à profusion se contentent d’estimer le marché. Markets and Markets affirme que la ludification du travail pourrait atteindre 5 Md $ en 2018. Gartner prédit pour sa part qu’en 2014, 70% des 2000 plus grandes organisations mondiales auront recours à la ludification du travail pour doper la productivité de leurs employés. De là à affirmer que la ludification améliore la productivité, l’acquisition de connaissances, la créativité, il y a un fossé un peu trop vite franchi. Quoiqu’il en soit, si ces techniques apportent un plus, elles seront adoptées par toutes les entreprises sans vraiment régler la question des talents. Technomédia préconise comme préalable d’adapter le management hérité de l’ère industrielle à la nouvelle ère des réseaux sociaux et du smartphone dans le but d’améliorer un facteur  essentiel. Son nom ? « Intelligence collective ». Les récents travaux du cabinet de conseil Corporate Executive Board montrent que les équipes de ventes B2B[2] les plus efficaces sont celles où le collectif et le relationnel prennent le pas sur la performance de l’individu isolé.

Ces incitations à changer de style de management tombent à point nommé tant le malaise des cadres français est grand. L’ouvrage ‘Le silence des cadres, enquête sur un malaise’ (Editions Vuibert) du sociologue Denis Monneuse, déjà évoqué dans ces colonnes, détaille les raison de ce malaise. Le constat qu’il dresse sur les pratiques du management à la française explique le turn-over dont souffrent certaines entreprises et leurs difficultés à fidéliser des talents. Ce style de management est le moins performant selon l’étude « The negative impact of leader power on team performance » conduite par la Fuqua School of Business de Duke University. Il est inadapté à l’ère du numérique. Changer de style de management est donc une étape clé avant la mise en place d’une politique qui développe les talents de chaque employé dans l’entreprise. Comment ?

Le sociologue Denis Monneuse

Le sociologue Denis Monneuse

En proposant un management qui prenne en compte la satisfaction au travail, le contenu des tâches, le degré de responsabilité et d’autonomie accordé à chacun et sans oublier la réduction du stress. Ce management doit faire en sorte que le collectif et le relationnel prennent le pas sur la performance de l’individu isolé. Or, de nombreuses recherches montrent que les techniques de méditation, reconnues depuis peu en France pour les bénéfices réels qu’elles apportent, améliorent ces différents facteurs. Jacques Attali, économiste et auteur de renom, l’a  rappelé dans un article publié le 22 juillet 2013 sur son blog du magazine l’Express. L’auteur estime à juste titre que les techniques de méditation renvoient à des enjeux majeurs de nos sociétés : « Il est établi que la pratique de la méditation permet d’augmenter la productivité dans le travail… avec des résultats « spectaculairement rapides » et le sentiment d’être utile à soi et à d’autres ».

Jacques Attali

Jacques Attali

La méditation transcendantale offre plus encore. « Les expériences scientifiques effectuées sur les personnes qui pratiquent la méditation transcendantale indiquent qu’elle produit une normalisation dans tous les domaines de la vie. Elle réduit le stress, améliore la santé, enrichit le fonctionnement mental, améliore les relations personnelles et accroit la satisfaction et la productivité au travail » explique le sage indien Maharishi Mahesh Yogi. Cette  technique, qui a fait l’objet de très nombreuses recherches (voir le PS qui suit en fin d’article), permet de mieux gérer les équipes par un style de management qui donne du sens au travail de chacun et du sens aux relations interpersonnelles. Elle aurait le mérite de contribuer à mettre un terme au gâchis de talents auquel nous assistons aujourd’hui. Les jeunes diplômés qui arrivent sur le marché du travail sont souvent condamnés à sauter de stage en stage pour éviter le chômage, à accepter des postes mal rémunérés ou à quitter la France pour des cieux plus cléments. Les meilleurs d’entre eux créent leur propre entreprise sans garantie de réussite. Les ingénieurs chevronnés que d’autres pays nous envient sont dirigés vers la sortie dès que l’âge de la cinquantaine approche.

La pratique régulière de la méditation transcendantale par le personnel, et notamment l’encadrement, facilitera l’adaptation nécessaire du mode de management de l’entreprise au nouveau contexte économique et diminuera très sensiblement le climat de stress dans l’entreprise. Les recherches scientifiques déjà évoquées montrent que les employés et les cadres développeront naturellement leurs talents en développant leur leadership, leur niveau de productivité, leur créativité, leur capacité d’apprentissage et leurs relations sans le moindre effort. Leur productivité, au-delà de celle induite par les logiciels, sera spectaculaire. Ainsi que l’explique Technomédia, le plus grand défi pour l’entreprise dépendra de sa capacité à remettre en cause son management dans cette phase de rupture. Les entreprises sont dans l’entre-deux, dans ce passage entre ce qui était et ce qui est en train de devenir. Le chemin est tout tracé avec la méditation transcendantale.

 

Jo Cohen

 

PS : Recherches sur la méditation transcendantale en rapport avec la gestion des talents

Les étudiants de l’Université Maharishi de Management de Fairfield (Iowa, Etats-Unis), qui pratiquent régulièrement la technique de Méditation Transcendantale, ont fait preuve d’une augmentation significative de la créativité sur une période de deux ans, en comparaison à un groupe de contrôle appartenant à une autre université de l’Iowa[3]. Ces résultats corroborent ceux de deux autres études qui montrent une augmentation du QI chez les étudiants de l »Université Maharishi de Management.

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Chez les employés, les études ont montré une amélioration de la satisfaction dans la vie personnelle et professionnelle[5], une diminution de l’impulsivité[6] et un accroissement de la productivité[7].  Les employés qui ont appris le programme de méditation transcendantale ont accru leur performance professionnelle en comparaison à un groupe de contrôle notait dès 1974 une étude  parue dans l’Academy of Management Journal (17: 362–368, 1974). Du côté des managers, les résultats sont similaires avec notamment une amélioration des performances, une plus grande satisfaction au travail, une meilleure contribution à l’entreprise, un plus grand dynamisme ainsi qu’une amélioration des relations personnelles et professionnelles.

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meilleure contribution des managers

meilleure contribution des managers

La Méditation Transcendantale améliore les relations au travail

La Méditation Transcendantale améliore les relations au travail

Plus de dynamisme des managers

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[1]                                              La Dares dépend des ministères de l’Économie et du Travail. Elle publie régulièrement des prospectives économiques.

[2]                                              Business to Business. Il s’agit des ventes d’entreprises à entreprises.

[3]                                              Transcendental Meditation and improved performance on intelligence-related measures: A longitudinal study, Personality et individual differences 12: 1105-1116. 1991.

[5]                                              Anxiety, Stress and Coping: An International Journal 6: 245–262, 1993.

[6]                                              Japanese Journal of Industrial Health 32: 656, 1990.

[7]                                              Anxiety, Stress and Coping: An International Journal 6: 245–262, 1993.

2 réflexions au sujet de « Une issue à la « guerre des talents » grâce à la méditation transcendantale »

  1. Clémence

    La méditation : Oui ! Transcendantale : Non !
    La simplicité est gage de vérité, le sensationnel de cette pratique constitue un réel danger.

    Répondre
    1. Jo Cohen Auteur de l’article

      Bonjour Clémence

      Merci d’abord d’avoir envoyé un commentaire à cet article sur la gestion des talents.

      Si je comprends bien votre propos, c’est le terme « transcendantale » associé au mot méditation qui vous fait réagir. Vous n’hésitez pas à opposer « simplicité » et caractère « sensationnel constituant un vrai danger » que vous croyez déceler derrière la méditation transcendantale. Je profite de cette occasion pour clarifier un certain nombre de points concernant cette pratique. Contrairement à l’idée que vous vous en faites, la méditation transcendantale est une technique très simple. Elle ne nécessite aucun effort. L’expérience de la transcendance à laquelle elle conduit est une expérience naturelle qui peut arriver à chacun de manière fortuite. De nombreux poètes ont rapporté dans leurs vers des expériences de transcendance, Victor Hugo, Lamartine, Jean-Paul Sartre, etc. Nous avons tous en mémoire le vers « Oh temps, suspens ton vol » dans lequel Lamartine rapporte en termes simples son expérience de la transcendance. Elle n’a rien de sensationnel, c’est une expérience naturelle. Transcender signifie aller au delà… en l’occurrence au-delà de la pensée.

      Pourquoi méditer me direz-vous ? Simplement parce que la méditation transcendantale permet de faire cette expérience de manière systématique. D’autres techniques de méditation conduisent à cette expérience intérieure où le temps semble s’arrêter et où l’on perd la notion d’espace, je pense notamment à une branche du Qi Gong toujours enseignée en Chine. Au sujet des différentes techniques qui existent sur le marché, je vous renvoie à un article du blog faisant le point sur un colloque qui a réuni à New York différents universitaires travaillant sur la neurophysiologie de la méditation. Cette rencontre a permis de dégager trois types de méditation. Elles se différencient aussi bien par leurs procédures que par le mode de fonctionnement du cerveau. Ce sont la « méditation avec attention focalisée », la « méditation avec attention ouverte » et la « méditation avec transcendance automatique ». La méditation de la compassion, qui appartient à la catégorie « méditation avec attention focalisée », développe le « système émotionnel » dans le cerveau et toute la vie affective de la personne devient plus riche et plus complète. La méditation Vipassana, qui est une « méditation avec attention ouverte », développe la pleine conscience des situations et accroît le bien-être mental et physique. Pour sa part, le programme de méditation transcendantale, qui est une « méditation de transcendance automatique » n’induit pas une orientation d’activité particulière, ni émotionnelle, ni mentale. C’est la totalité de la conscience, la totalité de la personne, qui, par la pratique du silence intérieur et de la transcendance, est ainsi animée.

      J’espère avoir clarifié la signification de la transcendance. J’admets qu’il est difficile d’en parler à ceux qui n’en ont pas fait l’expérience. C’est comme expliquer le goût de la fraise à celui qui n’en a jamais mangé. Nous sommes limités par les mots.

      Croyez-moi, il n’y a aucun danger dans la pratique de la méditation quand elle relève d’une tradition ancestrale et qu’elle est correctement introduite dans la vie de tous les jours, y compris la méditation transcendantale. J’ai personnellement pratiqué pendant des années la méditation Vipassana (dont les américains ont extrait la version laïque connue sous le nom de méditation de la pleine conscience) avant de pratiquer la méditation transcendantale. Je sais par mon expérience personnelle que ces pratiques développent des aspects différents de la conscience. Après, chacun choisit selon ses objectifs. J’ai pu vérifier personnellement la validité des très nombreuses recherches scientifiques dont la méditation transcendantale a fait l’objet depuis le milieu des années 60.

      Cordialement

      Jo Cohen

      Répondre

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